Vue aérienne par drone d'un pan de toiture en tuiles canal avec lichens, fenêtre de toit et souche de cheminée en pierre
Actualité · Inspection de toiture

Tempête Austen : la première de l'automne met votre toit à l'épreuveRafales jusqu'à cent kilomètres par heure des Charentes à l'Île-de-France ce vendredi. Ce que le vent teste sur une couverture, les gestes des premières quarante-huit heures, et pourquoi on regarde d'abord par drone

80 à 100 km/h
Rafales dans les terres (Météo-France)
5 jours ouvrés
Pour déclarer un sinistre tempête
48 h
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Elle s'appelle Austen, et c'est la première tempête de l'automne à toucher la France. Arrivée par la Bretagne dans la nuit, elle se décale ce vendredi 23 octobre vers les Charentes, puis l'Île-de-France et les Hauts-de-France, avec des rafales de 80 à 100 km/h dans les terres. De La Rochelle à Cognac, de Royan à Libourne, c'est le premier vrai test de la saison pour les toitures. Voici ce que le vent cherche sur une couverture, ce qu'il faut faire dans les deux jours qui suivent, et comment une inspection par drone permet de savoir ce qu'il en est avant d'engager qui que ce soit sur le toit.

Ce que Météo-France annonce pour ce vendredi 23 octobre

Nommée par le service météorologique britannique, la tempête Austen a d'abord frappé les côtes bretonnes et normandes dans la nuit de jeudi à vendredi, avec des rafales de 100 à 110 km/h dans les terres et jusqu'à 130 à 140 km/h sur le littoral. En journée, les vents forts se décalent « des Charentes à l'Île-de-France et aux Hauts-de-France », écrit Météo-France, « avec des rafales entre 80 et 100 km/h dans les terres, jusqu'à 110 km/h sur les côtes », avant une accalmie progressive en soirée.

Dans le bulletin de vigilance diffusé ce matin à 8 h, la Charente-Maritime est en vigilance jaune pour le vent, les orages et les vagues-submersion, la Gironde également, la Charente pour le vent et les orages, la Dordogne pour les orages. Rien d'orange chez nous, contrairement aux vingt-trois départements du nord-ouest et du nord, mais un détail du communiqué de Météo-France mérite d'être lu deux fois : les chutes d'arbres sont d'autant plus à craindre que « la végétation porte encore une grande partie de ses feuilles ». Une branche qui tombe sur un pan de toit fait plus de dégâts que le vent lui-même.

Ce que le vent teste sur une toiture : cinq points faibles

Une tempête n'arrache pas une couverture saine au hasard. Elle trouve les faiblesses qui existaient déjà et les transforme en entrées d'eau. Sur les toits de Charente-Maritime, de Gironde, de Dordogne et de Charente, ce sont presque toujours les mêmes.

Les rives et le faîtage d'abord : les tuiles de bord de toit et les tuiles faîtières sont les plus exposées, et un mortier de scellement fatigué ou un closoir décollé suffit pour qu'une rafale les soulève. Les souches de cheminée ensuite, avec leurs solins et leurs abergements, comme sur la photo de cet article : c'est la jonction entre la maçonnerie et la couverture qui bouge, et c'est là que l'eau entre. Les fenêtres de toit, dont les raccords d'étanchéité et les tuiles d'encadrement souffrent du vent tournant. Les tuiles déjà fissurées ou déplacées, que personne n'avait vues, et qui cassent ou glissent sous la pression. Enfin la zinguerie et les éléments légers : gouttières décrochées, antennes, chapeaux de cheminée, descentes tordues par une branche.

Sur une couverture en tuiles canal, fréquente dans nos quatre départements, les tuiles de couvert simplement posées sont les premières à se déplacer. Sur une maison ancienne de Saintes ou de Bergerac, une tuile décalée de quelques centimètres ne se voit pas du trottoir, mais elle laisse passer la pluie des semaines qui suivent.

Depuis le sol, une fois le vent retombé

Faites le tour de la maison et regardez les tuiles tombées au sol, les débris de mortier ou de zinc, les gouttières qui pendent, les branches sur le toit, les antennes penchées. Photographiez tout, de loin et de près, avec la date. Regardez les plafonds des pièces sous combles et le plancher du grenier à la lampe : une auréole apparaît souvent le lendemain. Et n'y montez pas vous-même.

Les premières quarante-huit heures : ce qu'on fait, ce qu'on ne fait pas

Le premier conseil est celui de Météo-France, écrit noir sur blanc dans ses consignes de vigilance vent : « Je n'interviens pas sur les toits. » Un toit mouillé, un vent encore irrégulier et une échelle sont la combinaison la plus dangereuse de l'année. Si une tuile manque et que la pluie entre, c'est un couvreur qui vient bâcher ou poser une protection provisoire, avec le matériel d'accès adapté.

Le deuxième est administratif. La Fédération française du bâtiment rappelle qu'un sinistre tempête se déclare à l'assureur dans les cinq jours ouvrés après en avoir eu connaissance, que la garantie tempête est prévue par les contrats couvrant le risque incendie et qu'elle ne concerne que les dégâts directement causés par le vent. Il faut aussi sécuriser les biens et le bâtiment, conserver les éléments endommagés pour l'expertise et réunir les factures d'achat ou de travaux qui justifient l'ampleur du préjudice. Nous avions détaillé la marche à suivre dans notre article sur les dégâts de toiture après orage, l'assurance et l'indemnisation.

Le troisième est de ne pas attendre que la fuite se révèle. Les dégâts visibles depuis le sol ne sont qu'une partie de l'histoire : une tuile glissée sur le pan arrière, un solin décollé derrière la cheminée ou un faîtage fissuré ne se verront qu'avec une vue du dessus. C'est précisément ce que l'inspection par drone permet d'obtenir dans les jours qui suivent, pendant que la déclaration est encore ouverte.

L'inspection par drone après la tempête : voir chaque pan sans attendre

Dès que le vent est retombé, nous venons sur place et survolons la toiture : chaque pan, le faîtage, les rives, les souches de cheminée, les fenêtres de toit, les noues et les gouttières. Les photos en haute définition, avec le zoom, montrent une tuile fissurée ou un mortier éclaté que personne ne distinguerait depuis la rue. Le compte rendu est daté et localisé, pan par pan : il sert à votre déclaration d'assurance, à l'expert s'il passe, et au couvreur qui saura exactement où intervenir avant de monter. Les détails de la prestation sont sur notre page inspection de bâtiment et de toiture par drone.

Le drone regarde, il ne répare pas. Si une reprise est nécessaire, elle revient au couvreur, avec la technique adaptée à chaque chantier et à chaque demande client : échelle de toit, nacelle, cordiste ou échafaudage selon la hauteur et l'accès. L'inspection évite simplement que quelqu'un grimpe pour constater qu'il n'y a rien, ou qu'une fuite s'installe parce que personne n'a regardé le bon côté du toit.

La même démarche vaut pour une résidence en copropriété à Mérignac ou à La Rochelle, un bâtiment agricole ou un chai de Charente après les vendanges, une mairie ou une église de village en Dordogne : plus la toiture est grande ou haute, plus la vue d'ensemble prise en quelques minutes remplace avantageusement des heures d'échelle.

Vous avez entendu des tuiles bouger cette nuit, ou trouvé des débris au sol ce matin ? Demandez une inspection après tempête : visite sur place, survol de la toiture dès que le vent le permet, compte rendu photographique daté. Charente-Maritime, Gironde, Dordogne et Charente.

Et après la pluie : feuilles, mousses et nettoyage d'automne

Austen arrive avec des arbres encore pleins de feuilles, et elle va en déposer une bonne partie sur les toits, dans les noues et les chéneaux. Les semaines pluvieuses qui suivent une tempête d'automne sont aussi celles où la mousse, mise en veille par un été et un début d'automne très secs, repart. Une couverture chargée de feuilles et de mousses retient l'eau exactement aux endroits que le vent vient de fragiliser.

Une inspection après tempête est donc souvent le bon moment pour décider d'un nettoyage de toiture avant l'hiver. Deux méthodes se complètent : le traitement biocide à action lente, pulvérisé sur la couverture sèche et qui agit sur plusieurs semaines, et le nettoyage à la vapeur basse pression, à l'eau seule, pour les supports fragiles ou les propriétaires qui ne veulent pas de produit. Tout est expliqué sur notre page nettoyage et démoussage de toiture par drone, et la technique d'accès reste, là aussi, adaptée à chaque chantier.

Questions fréquentes

En général oui, par la garantie tempête des contrats couvrant l'incendie, pour les dégâts directement causés par le vent. Vérifiez votre contrat, sa franchise et les conditions d'intensité du vent qu'il prévoit, et déclarez le sinistre dans les cinq jours ouvrés.

Non. Les mesures conservatoires qui limitent les dégâts, comme une bâche posée par un professionnel, sont attendues par l'assureur. Photographiez avant, conservez les éléments endommagés et les factures.

Pas dans les rafales : un drone d'inspection a ses propres limites de vent. Nous intervenons dès que le vent est retombé, souvent le lendemain, et les déclarations de vol nécessaires sont faites par nos soins.

Si vous avez entendu des tuiles bouger, si des arbres entourent la maison ou si la toiture n'a pas été regardée depuis plusieurs années, oui. Les pans arrière, les souches de cheminée et les fenêtres de toit ne se voient pas depuis la rue, et une fuite lente met des semaines à apparaître au plafond.

Votre toit, vu du dessus, dès que le vent retombe

Inspection de toiture par drone après tempête : visite sur place, compte rendu photographique daté, devis sous 48 h après la visite pour toute suite à donner. Charente-Maritime, Gironde, Dordogne et Charente.

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