Le gaz augmente au 1er octobre :avant de rallumer, sachez où part la chaleur
Mercredi, le prix repère du gaz progresse de 6,3 %. Le chauffage pèse les deux tiers de la facture d'énergie d'un logement, et les premières nuits fraîches arrivent avec la bascule automnale annoncée pour début octobre. C'est le moment de réserver la thermographie par drone qui montre, sur votre toit et vos murs, par où s'échappe la chaleur que vous payez.
Le 1er octobre, le prix repère de vente du gaz augmente de 6,3 %, à 182,88 euros TTC le mégawattheure, selon la Commission de régulation de l'énergie. Cette hausse tombe à quelques jours de la remise en route du chauffage, qui représente à lui seul les deux tiers de la facture d'énergie d'un logement. La plupart des propriétaires savent combien ils paient ; très peu savent où part cette chaleur. Une image thermique prise depuis le ciel, au bon moment, répond à cette question pour votre maison, et non pour une maison moyenne. Voici ce qui change mercredi, ce que la thermographie par drone montre réellement, et pourquoi les premières nuits fraîches d'octobre sont le créneau à réserver dès maintenant.
Ce qui change mercredi : le gaz augmente de 6,3 %
La Commission de régulation de l'énergie a publié le 10 septembre le prix repère de vente de gaz pour octobre 2026 : 182,88 euros TTC le mégawattheure en moyenne, contre 172,05 euros en septembre, soit une hausse de 6,3 % TTC. La CRE l'explique par une augmentation des prix sur les marchés du gaz au mois d'août par rapport à juillet ; seule la composante d'approvisionnement progresse. Pour les ménages dont l'offre est indexée sur ce prix repère, la CRE chiffre l'effet à 5,28 euros TTC de plus en moyenne sur la facture d'octobre, et estime qu'à conditions inchangées, la facture annuelle 2026 pourrait dépasser d'environ 10 %, soit près de 120 euros, celle de 2025.
Tout le monde n'est pas concerné de la même façon : selon la CRE, environ 40 % des consommateurs résidentiels ont un contrat à prix fixe et ne subissent pas cette hausse immédiatement. Mais le prix repère sert de référence à l'ensemble du marché depuis la fin des tarifs réglementés du gaz, et la tendance de fond est ce qui compte au moment de rallumer les radiateurs. Service-public.fr rappelle d'ailleurs que les fournisseurs doivent conseiller chaque client sur l'offre la plus adaptée, et qu'un comparateur indépendant est disponible auprès du médiateur national de l'énergie.
Ce que cette hausse change concrètement : chaque kilowattheure de chaleur qui s'échappe par un toit, un mur ou une menuiserie coûte un peu plus cher cet hiver que l'hiver dernier. Et la seule façon d'agir sur la facture sans baisser le thermostat, c'est de savoir où se produisent ces pertes.
À retenir : prix repère du gaz à 182,88 euros TTC le mégawattheure au 1er octobre, en hausse de 6,3 % ; facture annuelle 2026 estimée environ 10 % au-dessus de 2025 pour les offres indexées. Le chauffage est le premier poste de dépense d'énergie d'un logement.
Le chauffage, deux tiers de la facture : et votre toit dans tout ça ?
Le ministère de la Transition écologique le résume en une phrase : le chauffage est le plus gros poste de consommation d'énergie dans l'habitat, « comptant pour les deux tiers de la facture énergétique du logement ». Les données du Service des données et études statistiques pour 2024 donnent le même ordre de grandeur, autour de 65 %. Le reste se partage entre l'électricité spécifique, l'eau chaude et la cuisson. Autrement dit, deux euros sur trois de votre facture d'énergie servent à produire une chaleur dont une partie s'échappe du bâtiment.
Par où ? L'ADEME publie, à partir de l'Observatoire DPE 2025, la répartition moyenne des pertes de chaleur d'une maison construite avant 1974 : 31 % par les murs, 27 % par les fuites d'air et l'air renouvelé, 14 % par les fenêtres, 10 % par les planchers bas, 9 % par le toit et 9 % par les ponts thermiques. Le toit n'arrive plus en tête de cette moyenne, tout simplement parce que beaucoup de combles ont été isolés depuis vingt ans. Mais une moyenne ne décrit aucune maison en particulier.
Votre maison a peut-être des combles isolés en 2005 dont la laine s'est tassée ou a pris l'humidité, une extension jamais isolée, un pignon exposé au nord, une trappe de combles qui laisse passer l'air, des rampants sous un toit aménagé, ou une toiture dont l'isolant a été déplacé par des travaux ou par des rongeurs. Dans ce cas, la part du toit dans vos pertes n'a rien à voir avec 9 %. C'est exactement ce que l'image thermique tranche : elle remplace la moyenne nationale par le constat de votre bâtiment, pan par pan, mur par mur.
Ce que montre une thermographie par drone
Une caméra thermique mesure le rayonnement infrarouge émis par les surfaces et le traduit en image, chaque teinte correspondant à une température. Quand le chauffage fonctionne à l'intérieur et qu'il fait plus frais dehors, une paroi bien isolée reste froide vue de l'extérieur : la chaleur reste dedans. Une zone qui apparaît plus chaude sur l'enveloppe est une zone par laquelle la chaleur sort. Le principe est simple ; ce qui fait la qualité du résultat, c'est le point de vue, le moment et la lecture.
Le point de vue : la toiture entière, et pas seulement la façade sur rue
Depuis le sol, une caméra thermique voit les murs et le bas des toits. Depuis le ciel, elle voit chaque pan de couverture, y compris ceux qui donnent sur le jardin du voisin, les noues, les souches de cheminée, les lucarnes, les jonctions entre le toit et les murs, et la totalité des façades sans angle mort. Notre drone d'inspection embarque une caméra thermique radiométrique et une caméra visuelle : chaque anomalie thermique est doublée d'une photo classique du même endroit, ce qui permet de comprendre ce qu'on regarde. Le détail de la prestation figure sur notre page thermographie par drone.
Ce que l'image révèle
- Une isolation de combles manquante, tassée ou déplacée : un pan de toit qui rayonne plus que ses voisins, ou une zone chaude nette au milieu d'une couverture froide.
- Un isolant humide : la laine qui a pris l'eau conduit la chaleur bien mieux qu'une laine sèche, et se voit comme une tache, souvent sous un point de couverture défaillant.
- Les ponts thermiques : les lignes chaudes le long des planchers, des linteaux, des jonctions mur-toiture, là où l'isolation n'est pas continue.
- Les fuites d'air : autour des menuiseries, des coffres de volets roulants, des trappes et des passages de gaines, qui pèsent 27 % des pertes dans la moyenne de l'ADEME.
- Les infiltrations en cours : une zone de couverture ou de charpente qui a pris l'eau ne se comporte plus comme le reste, ce que nous détaillons dans notre guide sur les désordres de toiture invisibles depuis le sol.
- Les panneaux photovoltaïques en souffrance : un module ou une cellule anormalement chaud sur une installation en fonctionnement signale un défaut à faire vérifier.
Ce que la thermographie n'est pas
Elle ne remplace ni le diagnostic de performance énergétique, qui classe le logement, ni l'audit énergétique, qui chiffre des scénarios de travaux. Elle ne mesure pas une résistance thermique. Elle localise : elle montre où, sur votre bâtiment, la chaleur sort, et dans quel ordre traiter. C'est la pièce qui manque le plus souvent entre une étiquette énergie et un devis d'artisan.

Pourquoi les premières nuits fraîches, et pourquoi réserver maintenant
Une thermographie réussie dépend d'abord des conditions. Le guide RAGE 2012 consacré à la thermographie infrarouge, qui s'appuie sur la norme NF EN 13187, le rappelle : il faut un écart de température suffisant entre l'intérieur et l'extérieur, donc un chauffage en fonctionnement, une saison froide, et l'absence de rayonnement direct du soleil, ce qui conduit à travailler par temps couvert, tôt le matin ou en fin de journée. Un toit chauffé par le soleil de midi raconte la météo, pas l'isolation. Une façade filmée alors que la maison n'est pas chauffée ne raconte rien du tout.
C'est là que le calendrier de cette semaine compte. Les prévisionnistes de Météo-Paris envisagent, autour des 5 et 6 octobre, une bascule vers un temps d'automne avec des maximales de 14 à 18 degrés selon certains modèles, encore incertaine dans son ampleur. Les premières nuits vraiment fraîches, celles où l'on rallume le chauffage, arrivent avec elle. Ce sont les premières journées où l'image thermique devient parlante, et elles ouvrent une saison qui court jusqu'au printemps.
Pourquoi réserver maintenant plutôt qu'en décembre ? Parce qu'une image prise début octobre laisse le temps de faire les travaux qu'elle révèle avant le cœur de l'hiver : un joint de menuiserie, une trappe de combles à isoler, un complément d'isolant, un solin à reprendre. Une image prise en janvier constate ce que vous avez déjà payé. Et parce que les créneaux favorables sont ceux que la météo accorde : une thermographie se programme sur une matinée ou une fin de journée sans soleil direct ni pluie, et si la météo n'est pas adaptée le jour prévu, l'intervention est reportée au créneau suivant.
Le bon moment : chauffage en marche, extérieur frais, ciel couvert ou heure sans soleil direct, temps sec. En Nouvelle-Aquitaine, cette combinaison se présente dès les premières nuits fraîches d'octobre et se répète tout l'hiver ; réserver tôt, c'est agir sur la facture de cet hiver, pas sur celle du suivant.
Après l'image : décider, chiffrer, agir
Le rapport que vous recevez associe, pour chaque anomalie, l'image thermique, la photo visuelle correspondante et sa localisation sur le bâtiment. Il sert d'abord à hiérarchiser. Les fuites d'air et les défauts ponctuels sont souvent les moins coûteux à corriger et parmi les plus rentables ; un complément d'isolation en combles perdus vient ensuite ; les murs et les menuiseries relèvent de travaux plus lourds, à programmer. Le rapport permet aussi de comparer des devis d'artisans sur une base commune : chacun voit le même constat et chiffre le même problème. Pour les surfaces, la photogrammétrie par drone fournit des métrés fiables de toiture et de façade.
Un point que nous répétons dans tous nos guides : avant d'isoler sous un toit, on vérifie la couverture. Une isolation posée sous des tuiles qui laissent passer l'eau perd son efficacité dès la première infiltration. Notre article de juillet sur l'isolation de toiture et les aides à la rénovation détaille cette logique, et l'inspection visuelle par drone se combine naturellement au vol thermique, dans la même intervention.
Enfin, si vous avez des panneaux solaires, le même vol permet de contrôler l'installation en fonctionnement : les modules ou les cellules qui chauffent anormalement se distinguent nettement de leurs voisins. C'est un contrôle utile avant l'hiver, quand la production baisse et que chaque kilowattheure produit compte davantage, et il se prolonge au besoin par un nettoyage des panneaux.
Copropriétés, mairies, commerces : la même question en plus grand
Dans les immeubles collectifs, la saison de chauffe démarre généralement autour de la mi-octobre, et la facture est partagée entre des dizaines de foyers. Depuis 2026, toutes les copropriétés concernées doivent disposer d'un diagnostic de performance énergétique collectif ; nous avons expliqué dans notre article sur les copropriétés et le plan pluriannuel de travaux comment la thermographie complète ce diagnostic en montrant concrètement où se situent les déperditions de l'immeuble, toiture et façades comprises.
Pour les mairies, une école ou une salle des fêtes chauffée au gaz subit la hausse de mercredi sur des volumes bien supérieurs à ceux d'une maison ; nous avions abordé le sujet à la rentrée avec les toitures des écoles et des bâtiments communaux. Pour les entreprises, les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 mètres carrés déclarent leurs consommations 2025 sur la plateforme OPERAT avant le 30 septembre, c'est-à-dire mercredi : la campagne thermographique d'automne est le moyen le plus direct de transformer cette déclaration en plan d'actions, sur les toitures comme sur les bardages industriels.
Comment se déroule une thermographie avec Eco Drones
Cadrage et visite sur place
Nous échangeons sur le bâtiment, son mode de chauffage, les points qui vous interrogent (une pièce toujours froide, une facture qui grimpe, des combles récents) et les contraintes de survol. La visite sur place fixe le périmètre ; le devis est remis sous 48 h après la visite.
Déclaration de vol si nécessaire
Lorsque le survol l'exige, la déclaration préalable est réalisée auprès des autorités. Eco Drones est exploitant enregistré auprès de la DGAC sous le numéro FRAhs373lm2mfkx6.
Le vol, au bon créneau
Chauffage en marche depuis plusieurs heures, extérieur frais, pas de soleil direct : le vol est programmé tôt le matin ou en fin de journée, et reporté si la météo n'est pas adaptée. Images thermiques et visuelles de chaque pan de toiture et de chaque façade.
Le rapport
Chaque anomalie est localisée, illustrée en thermique et en visuel, et commentée. Vous savez où la chaleur sort et dans quel ordre agir.
Les travaux, puis la contre-visite
Les reprises relèvent de vos artisans, ou de cordistes partenaires sur les points difficiles d'accès. Un second vol après travaux vérifie que la correction a produit l'effet attendu.
Eco Drones intervient en Charente-Maritime, en Gironde, en Dordogne et en Charente, avec un rayon d'environ 30 km sans frais de déplacement et un forfait au-delà. Le détail figure sur notre page zones d'intervention, et nos autres guides dans la rubrique Guides & Conseils.
Questions fréquentes
Oui. L'image thermique lit les différences de température entre l'intérieur chauffé et l'extérieur frais ; sans écart suffisant, elle ne montre rien d'exploitable. C'est pour cela que la saison commence avec les premières nuits fraîches et que nous vous demandons de chauffer normalement plusieurs heures avant le vol.
Pas sous le soleil direct : une toiture ou une façade ensoleillée se réchauffe en surface et masque les défauts d'isolation. Les guides professionnels recommandent le temps couvert, le petit matin ou la fin de journée. Le créneau est choisi en fonction de la météo, et déplacé si elle n'est pas adaptée.
Non. Le DPE classe le logement, l'audit chiffre des scénarios de travaux, la thermographie montre où la chaleur sort. Les trois se complètent : l'image thermique est souvent ce qui manque pour passer d'une étiquette à un devis d'artisan précis.
Sur une installation en fonctionnement, un module ou une cellule qui chauffe anormalement se distingue de ses voisins sur l'image thermique. C'est le signe d'un défaut à faire vérifier par votre installateur. Le contrôle des panneaux se fait en journée, contrairement à celui de l'enveloppe du bâtiment, et peut être combiné dans la même intervention.
Le vol thermique s'accompagne d'images visuelles de la couverture. Si des tuiles, un faîtage ou un solin sont en cause, vous le saurez avant d'engager des travaux d'isolation. La technique retenue pour la suite est adaptée à chaque chantier et à chaque demande client, avec vos artisans ou nos cordistes partenaires.
Après une visite sur place, qui fixe le périmètre du vol, les contraintes de survol et vos priorités. Le devis est remis sous 48 h après la visite. Le déplacement est compris dans un rayon d'environ 30 km, avec un forfait au-delà.
Thermographie par drone de votre maison, de votre immeuble ou de votre bâtiment, programmée sur les premières nuits fraîches d'octobre. Visite sur place et devis gratuit sous 48 h après la visite, en Nouvelle-Aquitaine.
Réserver ma thermographie- Commission de régulation de l'énergie — Le prix repère de vente de gaz augmente de 6,3 % TTC au 1er octobre 2026 (10 septembre 2026)
- Service-public.fr — Le prix repère de vente de gaz va augmenter de 6,3 % en octobre (11 septembre 2026)
- Ministère de la Transition écologique — Chauffage dans les bâtiments
- ADEME, d'après l'Observatoire DPE 2025 — Tout savoir sur l'isolation : répartition des pertes de chaleur
- Programme RAGE 2012, via Batirama — Thermographie infrarouge : conditions de mise en œuvre
- AFNOR — Norme NF EN 13187 : détection qualitative des irrégularités thermiques, méthode infrarouge
- Météo-Paris — La France pourrait changer brutalement de saison début octobre (25 septembre 2026)
- ADEME — Plateforme OPERAT : déclaration des consommations du tertiaire
