Vue aérienne par drone d'une façade en pierre de taille, de sa toiture en tuiles canal et de sa souche de cheminée, le type de relevé utilisé pour repérer fissures et désordres en hauteur
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Maisons fissurées par la sécheresse : les mairies recensent, voici comment documenter la vôtreDémarches, délais, et ce qu'un relevé par drone apporte pour les parties hautes

55 %
Du territoire exposé aux argiles
30 jours
Pour déclarer après l'arrêté
48 h
Devis après visite
Visite sur place gratuite

Le 6 octobre, la mairie de Saint-Yrieix-sur-Charente a invité ses habitants à lui signaler, avant le 14 décembre 2026, les fissures et désordres apparus cette année sur leur habitation et liés à la sécheresse, pour appuyer une demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. En Dordogne, à Bouniagues, au sud de Bergerac, vingt-cinq dossiers avaient déjà été déposés à la mi-septembre. Si des fissures sont apparues chez vous, voici comment les reconnaître, les documenter et les signaler, et ce qu'un relevé par drone apporte pour les parties hautes de la maison.

Une sécheresse des sols jamais vue pour la saison

Les chiffres publiés par Météo-France début octobre sont sans appel : septembre 2026 est le troisième mois de septembre le plus sec depuis 1958, avec un déficit moyen de pluie d'environ 70 %, après l'été le plus chaud jamais mesuré en France depuis 1900. Aucun mois n'a été excédentaire en pluie depuis mars, et l'indicateur national d'humidité des sols est resté à un niveau jamais observé pour la période. Au 20 septembre, la Dordogne figurait même parmi les secteurs où la sécheresse des sols atteignait des niveaux inédits, toutes saisons confondues.

Depuis la mise à jour de la carte nationale d'exposition au retrait-gonflement des argiles, annoncée en février 2026, 55 % du territoire hexagonal est classé en exposition moyenne ou forte, ce qui concerne quelque 12,1 millions de maisons individuelles. Selon la DREAL Nouvelle-Aquitaine, citée par Alertes Météo, la Dordogne, la Gironde, la Charente-Maritime et le Lot-et-Garonne regroupent à eux seuls la moitié des maisons exposées de la région.

Pourquoi les murs se fissurent, et pourquoi l'automne n'arrange rien

Le mécanisme est connu : un sol argileux se rétracte quand il sèche et regonfle quand la pluie le réhydrate. Sous une maison, ces mouvements ne sont jamais uniformes : le sol se tasse davantage côté soleil que côté ombre, et ces tassements différentiels finissent par tordre la structure. Le retour des pluies ne règle donc rien d'un coup : la réhydratation des sols fait elle aussi bouger les fondations, et les arrêtés de catastrophe naturelle visent d'ailleurs expressément les « mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols ».

Géorisques, le site de l'État consacré aux risques, décrit les signes typiques : fissures en façade, souvent obliques et passant par les ouvertures, portes et fenêtres, qui sont des points faibles ; décollement d'un garage, d'une véranda ou d'une terrasse ; portes et fenêtres qui frottent ou ne ferment plus ; dallages et cloisons qui se fendent ; canalisations enterrées qui fuient, ce qui aggrave encore les dégâts.

Les démarches : la mairie d'abord, l'assureur ensuite

C'est la commune qui demande la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, auprès du préfet, dans un délai maximal de 24 mois après l'événement. Le dossier passe ensuite devant une commission interministérielle, et la décision prend la forme d'un arrêté publié au Journal officiel. Les signalements des habitants servent à construire ce dossier : c'est pour cela que les mairies les recensent, avec la date d'apparition des désordres, leur évolution et des photos.

Les délais sont longs. L'arrêté du 12 juin 2026, publié au Journal officiel le lendemain, a reconnu la sécheresse de 2025 dans onze communes de Dordogne, dont Bergerac et Sarlat-la-Canéda, et six communes de Gironde, dont Floirac et Saint-Selve. Pour la sécheresse de 2026, il faudra donc s'armer de patience.

Une fois l'arrêté publié, vous avez au plus tard 30 jours pour déclarer le sinistre à votre assureur, par lettre recommandée, de préférence avec accusé de réception, photos et justificatifs à l'appui ; le site Service-public conseille même de le déclarer dès que vous en avez connaissance. La franchise légale est de 1 520 euros pour les dommages dus à un mouvement de terrain consécutif à la sécheresse ou à la réhydratation du sol. L'assureur doit verser une provision dans les deux mois suivant la remise de l'état estimatif des dommages ou la publication de l'arrêté, puis indemniser dans un délai de trois mois.

Dernière précision, et elle compte : la reconnaissance n'ouvre pas un droit automatique. L'expert doit établir que la sécheresse est la cause déterminante des dommages. Évitez donc d'engager des travaux de structure avant son passage.

Le conseil Eco Drones

Constituez votre dossier dès aujourd'hui. Photographiez chaque fissure avec un mètre posé à côté, notez la date, tracez un petit repère au crayon à ses extrémités, et refaites les mêmes photos, du même endroit, toutes les deux à quatre semaines. C'est précisément ce que demande, par exemple, la mairie de Saint-Yrieix-sur-Charente : la date d'apparition des désordres et leur évolution dans le temps.

Pignons, souches de cheminée, faîtage : ce qu'on ne voit pas depuis le jardin

Les fissures du rez-de-chaussée se photographient facilement. Celles du haut d'un pignon, d'une souche de cheminée, d'une corniche ou d'un faîtage, beaucoup moins. Or c'est souvent là que les désordres ont des conséquences immédiates : une souche fissurée, un faîtage qui a bougé ou des tuiles déplacées laissent entrer l'eau dès les premières grosses pluies, bien avant que le dossier de catastrophe naturelle ne soit tranché.

C'est le rôle de notre inspection de bâtiment par drone : un relevé photo et vidéo en haute définition, daté, des façades et de la toiture, avec des vues que l'on peut refaire depuis les mêmes points quelques mois plus tard pour suivre l'évolution d'une fissure. Pour une grande façade ou un bâtiment complexe, un relevé photogrammétrique produit une image redressée de la façade, utile pour situer précisément chaque désordre. Nous avions détaillé ce que révèle une vue aérienne dans notre article sur les désordres invisibles depuis le sol.

Soyons clairs : ce relevé ne remplace ni l'expert mandaté par l'assureur, ni une étude de sol. C'est un constat factuel, que vous joignez à votre dossier en mairie ou que vous remettez à l'expert. La technique est adaptée à chaque chantier et à chaque demande client, et, comme pour toutes nos interventions, nous passons d'abord sur place, gratuitement ; le devis suit sous 48 h après la visite.

Des fissures sont apparues cet été ? Demandez une visite sur place : nous faisons le point sur les parties hautes de la maison et vous remettons un relevé daté pour votre dossier.

Communes, syndics, gestionnaires : un état des lieux avant l'hiver

Les bâtiments publics reposent sur les mêmes sols : écoles, salles des fêtes, églises, logements gérés par un syndic. Un état des lieux daté de leurs façades et de leurs toitures, réalisé maintenant, sert de point de référence si des désordres apparaissent au fil de l'hiver, quand les sols se réhydratent. Il permet aussi de repérer avant les grosses pluies une souche ou un faîtage à reprendre.

Questions fréquentes

Non. Une fissure peut avoir d'autres causes : vieillissement d'un enduit, défaut de construction, dilatation. Les fissures obliques autour des ouvertures, les portes qui coincent et le décollement d'une terrasse sont des signes typiques du retrait-gonflement des argiles, mais seul un expert peut établir la cause.

Chaque commune fixe sa propre date : à Saint-Yrieix-sur-Charente, c'est le 14 décembre 2026. La commune dispose au maximum de 24 mois après l'événement pour déposer sa demande. Renseignez-vous dès maintenant auprès de la vôtre.

Au plus tard 30 jours après la publication de l'arrêté de catastrophe naturelle au Journal officiel. Le plus sûr reste de le déclarer dès que vous constatez les dommages, photos à l'appui.

Non. Il apporte des photos et des vidéos datées des parties hautes, utiles à votre dossier et à l'expert, mais il ne remplace ni l'expertise d'assurance ni une étude de sol.

Faire le point sur votre maison avant l'hiver

Visite sur place gratuite, relevé par drone des façades et de la toiture, devis sous 48 h après la visite. Charente-Maritime, Gironde, Dordogne et Charente.

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