Guides & Conseils · Copropriétés

Copropriétés : le plan de travaux est obligatoire,l'état du toit ne s'invente pas

PPT, DPE collectif : depuis 2026, la quasi-totalité des copropriétés de plus de 15 ans sont concernées. Avant de programmer et de chiffrer les travaux, encore faut-il connaître l'état réel des toitures et des façades. L'inspection par drone fournit ce constat.

+15 ans
Copropriétés concernées
Nouvelle-Aquitaine
Zone d'intervention
48h
Devis gratuit
Guides & Conseils · Inspection

Depuis le 1er janvier 2025 pour le projet de plan pluriannuel de travaux, et le 1er janvier 2026 pour le diagnostic de performance énergétique collectif, la quasi-totalité des copropriétés françaises de plus de quinze ans doivent désormais planifier et documenter l'entretien de leur immeuble. Ces deux documents reposent sur une même base : une connaissance précise de l'état du bâti. Or les parties les plus déterminantes — toitures, souches de cheminée, corniches, hauts de façade — sont aussi les plus difficiles à observer depuis le sol. C'est exactement là que l'inspection par drone apporte un état des lieux fiable, en amont du bureau d'études qui rédige le plan et des cordistes qui interviennent ensuite sur les points identifiés.

Vue par drone de la toiture d'une copropriété inspectée par Eco Drones en Nouvelle-Aquitaine
Vue aérienne d'une toiture de copropriété : versants, souches et raccords deviennent lisibles en un seul survol.

Ce que la loi impose désormais à (presque) toutes les copropriétés

Deux obligations, longtemps réservées aux grands immeubles, concernent aujourd'hui l'immense majorité du parc résidentiel ancien. Toutes deux découlent de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, qui a transformé des démarches jusque-là facultatives en obligations calendaires.

Le projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT) est prévu par l'article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965 et précisé par le décret du 25 avril 2022. Son entrée en vigueur s'est faite par vagues, selon la taille de la copropriété : depuis le 1er janvier 2023 pour les immeubles de plus de 200 lots, depuis le 1er janvier 2024 pour ceux de 51 à 200 lots, et depuis le 1er janvier 2025 pour toutes les copropriétés d'habitation de plus de quinze ans, quel que soit leur nombre de lots. Le calendrier est donc désormais complet : plus aucune copropriété ancienne n'y échappe.

Le DPE collectif suit la même logique avec un an de décalage : obligatoire depuis le 1er janvier 2024 pour les copropriétés de plus de 200 lots, depuis le 1er janvier 2025 pour celles de 50 à 200 lots, et depuis le 1er janvier 2026 pour toutes les copropriétés de moins de 50 lots. Il concerne les bâtiments d'habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013 — c'est-à-dire le cœur du parc existant.

Concrètement, une petite copropriété de quelques lots dans un immeuble des années 1980 est aujourd'hui tenue de disposer des deux documents. Le PPPT organise les travaux sur dix ans ; le DPE collectif dresse le bilan énergétique de l'immeuble. Les deux sont établis par des professionnels qualifiés et indépendants, et présentés en assemblée générale.

Le contenu du plan est lui-même cadré par la loi. Il comprend la liste des travaux nécessaires à la sauvegarde de l'immeuble, à la préservation de la santé et de la sécurité des occupants et à la réduction des consommations d'énergie, une estimation de leur coût, une hiérarchisation de ces travaux et une proposition d'échéancier sur dix ans. Ce n'est donc pas une liste d'intentions : c'est un programme daté et chiffré, qui engage la copropriété à provisionner et à voter en priorité les opérations les plus urgentes. D'où l'importance d'une base de départ exacte — car chaque poste inscrit au plan devra ensuite être budgété par les copropriétaires.

À retenir : le PPPT vise la sauvegarde de l'immeuble, l'entretien des parties communes et l'amélioration énergétique, sur un horizon de dix ans. Ce n'est pas une simple formalité : c'est le document qui hiérarchise et chiffre les travaux à venir de votre copropriété.

Le plan de travaux, ce n'est pas qu'une affaire d'énergie

On associe souvent ces obligations à la seule rénovation énergétique : isolation, chauffage, étiquette énergie. C'est une lecture partielle. L'article 14-2 précise que le projet de plan pluriannuel de travaux s'appuie sur trois sources : une analyse du bâti et des équipements, le DPE collectif, et le cas échéant le diagnostic technique global (DTG). L'état du bâtiment lui-même est donc placé au même niveau que la performance énergétique.

Le diagnostic technique global complète d'ailleurs ce dispositif. Il dresse un état plus large de l'immeuble — structure, clos et couvert, équipements communs, sécurité, situation énergétique — et propose lui aussi un programme de travaux. Point important pour les copropriétés : si un DTG récent ne fait apparaître aucun besoin de travaux dans les dix années à venir, la copropriété peut être dispensée d'élaborer un plan pluriannuel. Là encore, une telle conclusion suppose un examen sérieux de l'ensemble du bâti, toitures et façades comprises. On ne peut pas certifier qu'un immeuble n'a besoin de rien sans avoir réellement regardé ses points hauts.

La raison est simple : l'énergie et le bâti sont indissociables. Une isolation performante ne sert à rien sous une couverture qui laisse passer l'eau. Des combles fraîchement isolés perdent leur efficacité si une tuile déplacée laisse l'humidité s'installer. La sauvegarde du clos et du couvert — toiture, étanchéité, façades — conditionne la durabilité de tout le reste.

Le PPPT liste ainsi les travaux nécessaires à la sécurité des occupants, à la conservation de l'immeuble et aux économies d'énergie, en les classant par ordre de priorité, avec une estimation des coûts et un échéancier. Pour que cette hiérarchisation ait un sens, il faut partir d'un état des lieux honnête. Un plan bâti sur une connaissance incomplète du toit, c'est un plan qui se révèle faux dès la première fuite.

Toitures, hauts de façade : les zones que le diagnostic voit mal

Les désordres qui coûtent le plus cher naissent presque toujours en hauteur et hors de vue. Depuis la cour ou une fenêtre, personne ne distingue une tuile fissurée sur un versant, un solin qui se décolle autour d'une souche, une corniche qui se lézarde, un chéneau encombré de mousse ou une membrane d'étanchéité de terrasse qui vieillit. Ces points restent invisibles jusqu'au jour où ils se manifestent — par une auréole au dernier étage, une infiltration dans la cage d'escalier, un enduit qui cloque.

Un diagnostic qui s'arrête aux parties basses et visibles passe mécaniquement à côté de ces zones. C'est un angle mort classique de la copropriété : on constate les dégâts à l'intérieur, longtemps après que la cause s'est installée sur le toit. Ce sont pourtant exactement ces désordres que le plan pluriannuel est censé anticiper, avant qu'ils ne se transforment en réfections lourdes.

Nous détaillons ce point dans notre guide sur les désordres de toiture invisibles depuis le sol : la plupart des sinistres coûteux commencent par un défaut mineur, repérable des mois — parfois des années — avant qu'il ne devienne un problème structurel.

Le bon réflexe : objectiver l'état des toitures et des hauts de façade avant de rédiger le plan, plutôt que de découvrir les désordres au fil des sinistres. Un constat documenté en amont évite les mauvaises surprises et les votes de travaux dans l'urgence.

Ce que le drone apporte au diagnostic d'une copropriété

L'inspection par drone répond précisément à ce besoin : produire un état des lieux fiable des surfaces hautes, sans mobiliser d'emblée un accès lourd pour la seule phase de constat. Le drone survole les versants de toiture, les souches, les corniches et l'ensemble des façades, et rapporte des images en haute définition de chaque point sensible.

Un constat visuel exhaustif

Notre drone d'inspection embarque une caméra grand-angle haute résolution et un téléobjectif à fort grossissement, qui permettent de documenter le détail d'une tuile, d'un joint ou d'un scellement à distance. Chaque désordre est photographié et localisé, versant par versant. Le résultat est un reportage exploitable directement par le conseil syndical, le syndic et le bureau d'études. Le détail de la démarche figure sur notre page inspection de bâtiment et de toiture par drone.

La thermographie pour l'invisible

Au-delà du visuel, notre drone dispose d'une caméra thermique radiométrique. Elle révèle les écarts de température en toiture et en façade, et met en évidence des défauts d'isolation, des ponts thermiques ou des infiltrations que l'œil ne perçoit pas. C'est un complément concret au DPE collectif : là où le diagnostic énergétique donne une note globale, la thermographie par drone montre où se situent réellement les déperditions.

Des surfaces mesurées au juste

Enfin, la photogrammétrie par drone permet de calculer précisément les surfaces de toiture et de façade. Pour une copropriété qui s'apprête à chiffrer des travaux, disposer de métrés fiables évite les approximations et permet de comparer les devis sur une base commune.

Surtout, l'ensemble de ces éléments — images haute définition, thermogrammes, métrés — forme un dossier cohérent. Le conseil syndical peut le présenter tel quel en assemblée générale pour appuyer un vote, puis le transmettre au bureau d'études qui rédige le plan et aux entreprises consultées pour établir leurs devis. Une même campagne de vol alimente ainsi plusieurs étapes de la vie de la copropriété, sans avoir à multiplier les interventions ni les frais d'accès.

Une copropriété à diagnostiquer en 17, 33, 24 ou 16 ?
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Drone et cordistes : deux métiers qui se complètent

Une inspection ne remplace pas une réparation, et le drone ne remplace pas l'intervention humaine en hauteur. Les deux se complètent, et c'est précisément ce qui rend la démarche efficace.

Le drone diagnostique et documente : il identifie avec précision où se trouvent les désordres, sur quel versant, à quelle hauteur, avec quelle gravité. Le cordiste, lui, intervient physiquement sur les points repérés — reprise d'un solin, remplacement de tuiles ciblé, purge d'une zone délicate, sécurisation d'un élément. Le constat aérien lui permet d'arriver en connaissant exactement la nature et l'emplacement du travail à réaliser.

Travailler avec des cordistes qualifiés permet ainsi d'aller du constat à la réparation ciblée. Le drone objective le besoin ; le cordiste exécute là où c'est nécessaire. La technique d'accès est adaptée à chaque chantier — drone, perche télescopique, cordistes ou échafaudage — selon les contraintes du site et la nature des travaux à mener.

Du constat aux travaux : ce qu'une inspection révèle souvent

Un état des lieux de toiture et de façade débouche fréquemment sur des travaux d'entretien qui, traités tôt, coûtent bien moins cher qu'une réfection subie. Deux postes reviennent presque systématiquement en copropriété.

Démoussage et nettoyage de toiture

Mousses et lichens ne sont pas qu'un problème esthétique : ils retiennent l'humidité, s'infiltrent sous les tuiles et accélèrent la dégradation de la couverture. Un démoussage de toiture curatif, avec des produits biocides certifiés (Eco Drones est titulaire du Certibiocide), permet de traiter le problème à la racine. L'application se fait par drone ou perche télescopique selon la configuration du toit.

Nettoyage de façade

Les façades des immeubles collectifs se chargent d'algues, de salissures biologiques et d'encrassement, particulièrement sur les orientations nord et les zones humides. Un nettoyage de façade adapté au matériau redonne son aspect à l'immeuble et retarde son vieillissement. Pour comprendre l'origine de ces dépôts, voir notre guide sur les salissures biologiques en façade.

Identifiés dès la phase de diagnostic, ces postes entrent naturellement dans le plan pluriannuel et relèvent d'une logique préventive : entretenir régulièrement coûte toujours moins que réparer dans l'urgence.

Un calendrier complet, des conséquences bien réelles

Il n'y a plus de zone d'attente. Le calendrier du PPPT est achevé, et depuis 2026 toutes les copropriétés concernées doivent aussi disposer d'un DPE collectif. Une copropriété qui n'a engagé ni l'un ni l'autre accumule désormais du retard sur deux obligations simultanées.

L'absence de plan pluriannuel adopté n'entraîne pas d'amende pénale automatique, mais les conséquences sont concrètes. Sans PPT voté, la cotisation obligatoire au fonds de travaux est calculée sur une base plus élevée : 5 % du budget prévisionnel annuel, au lieu d'un pourcentage assis sur le montant des travaux réellement planifiés. La responsabilité du syndic peut par ailleurs être engagée s'il n'inscrit pas le sujet à l'ordre du jour de l'assemblée générale.

À la revente d'un lot, enfin, l'absence de ces documents pèse. Le PPPT et le DPE collectif doivent pouvoir être communiqués à l'acquéreur ; un acheteur averti y verra le signal de travaux non provisionnés et un motif de négociation à la baisse. Anticiper le diagnostic du bâti, c'est éviter à la fois le plan bâclé, les travaux d'urgence non financés et la décote patrimoniale.

Ces obligations ouvrent aussi des portes. Les travaux de rénovation énergétique des parties communes peuvent être soutenus par des dispositifs publics comme MaPrimeRénov' Copropriété, versée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah), ou les certificats d'économies d'énergie. Or un dossier de travaux solide, appuyé sur un état documenté du bâti, est précisément ce qui permet de mobiliser ces financements dans de bonnes conditions. À l'inverse, de nombreuses petites copropriétés n'ont, à ce jour, engagé aucune des deux démarches. Le retard se rattrape d'autant mieux qu'on part d'un constat fiable, plutôt que d'attendre le sinistre qui imposera des travaux non provisionnés.

Bon à savoir : beaucoup de copropriétés mutualisent la visite pour réduire les coûts d'accompagnement. Un constat aérien des toitures et façades, réalisé en amont, alimente à la fois la réflexion du bureau d'études pour le PPPT et l'objectivation des déperditions pour le DPE collectif.

Comment se déroule une inspection de copropriété avec Eco Drones

La démarche est cadrée, rapide et pensée pour vous remettre un livrable directement utilisable en assemblée générale et auprès de vos prestataires.

1

Prise de contact et cadrage

Nous échangeons sur la nature de l'immeuble, les points de vigilance déjà connus (fuites, façades encrassées, sinistres passés) et les contraintes d'accès et de survol.

2

Déclaration de vol si nécessaire

Lorsque le survol l'exige, nous réalisons la déclaration préalable auprès des autorités (AlphaTango / préfecture). Eco Drones est exploitant enregistré auprès de la DGAC (n° FRAhs373lm2mfkx6) et opère dans le respect de la réglementation.

3

Vol d'inspection

Survol des toitures et façades, prises de vue en haute définition et, selon le besoin, imagerie thermique. Des mesures photogrammétriques peuvent être réalisées si des surfaces doivent être chiffrées.

4

Restitution documentée

Vous recevez un reportage localisé des désordres, exploitable pour le plan pluriannuel de travaux, le DPE collectif et les devis d'entreprises.

5

Travaux ciblés

Selon les besoins identifiés : démoussage ou nettoyage par drone ou perche télescopique, et intervention de cordistes qualifiés sur les points délicats.

Eco Drones intervient sur l'ensemble de son territoire : Charente-Maritime, Gironde, Dordogne et Charente. Le devis est gratuit et établi sous 48h. Retrouvez toutes nos zones sur la page zones d'intervention, et nos autres ressources dans la rubrique Guides & Conseils.

Inspection par drone de la toiture d'un immeuble en copropriété pour le plan pluriannuel de travaux
Chaque désordre est photographié et localisé, versant par versant : un constat directement exploitable en assemblée générale.

Questions fréquentes

Non. La loi impose que le projet de plan pluriannuel de travaux soit rédigé par un professionnel qualifié et indépendant — architecte, bureau d'études ou thermicien. L'inspection par drone fournit un état visuel et thermique du bâti qui alimente et objective ce travail, notamment sur les toitures et hauts de façade difficiles d'accès. Elle ne se substitue pas au professionnel : elle lui donne une matière fiable.

Pour la phase de constat, le survol par drone permet d'observer les toitures et les hauts de façade sans mobiliser d'emblée un accès lourd. L'échafaudage ou l'intervention de cordistes se décident ensuite, pour la réalisation des travaux, en fonction des points précis identifiés. La technique d'accès est adaptée à chaque chantier.

Le projet de plan pluriannuel de travaux concerne les copropriétés d'habitation de plus de quinze ans, quelle que soit leur taille depuis 2025. Le DPE collectif vise, lui, les immeubles d'habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013, et s'applique à toutes les copropriétés depuis 2026. En pratique, la très grande majorité du parc résidentiel ancien est aujourd'hui concernée par les deux.

La caméra thermique mesure les écarts de température en façade et en toiture. Ces écarts révèlent les défauts d'isolation, les ponts thermiques et les infiltrations, invisibles à l'œil nu. C'est un complément utile au DPE collectif : le diagnostic donne une note globale, la thermographie montre où se situent concrètement les déperditions à traiter.

Oui. La photogrammétrie par drone permet d'obtenir des surfaces précises de toiture et de façade. Pour une copropriété qui prépare des travaux, ces métrés fiables servent à chiffrer les postes du plan au plus juste et à comparer les devis d'entreprises sur une base commune.

Eco Drones intervient en Charente-Maritime (17), Gironde (33), Dordogne (24) et Charente (16). Le devis est gratuit et établi sous 48h. N'hésitez pas à nous transmettre l'adresse et quelques éléments sur l'immeuble pour un premier retour.

Votre copropriété prépare son plan de travaux ?

Commencez par un état des lieux fiable des toitures et des façades. Eco Drones réalise l'inspection ; vous obtenez un constat documenté, exploitable pour le PPT, le DPE collectif et les devis de travaux.

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